Sandra Regol

Dans l'Hémicycle

Tags sur le Mur des Justes du mémorial de la Shoah à Paris : profaner ce monument, c’est nous profaner nous-mêmes.

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Tags sur le Mur des Justes du mémorial de la Shoah à Paris : profaner ce monument, c’est nous profaner nous-mêmes.

Malgré l’obligation à l’immédiateté du commentaire de notre société, parfois les mots manquent.

Le mémorial de la Shoah est un symbole essentiel, il nous rappelle combien l’humanité est capable de la pire inhumanité et il nous demande de nous souvenir du pire pour empêcher qu’il puisse revenir. Il appelle à se souvenir que la haine des Juifs, et de toutes celles et ceux dont les nazis refusaient le droit à être, a mené à l’extermination d’un peuple, à la négation de leur humanité.

Profaner ce symbole, c’est nous ramener à la lie, au criminel silence des pantoufles, au pire de ce dont l’humanité est capable.

Profaner ce monument, c’est profaner la mémoire de celles et ceux qui ont été génocidés, de celles et ceux qui ont survécu, de celles et ceux qui sont revenus et qu’on n’a pas entendus.
Profaner ce monument, c’est nous profaner nous-mêmes.
C’est inacceptable et, en même temps, ça dit beaucoup de notre époque.
Ces actes doivent être condamnés fermement. Mais nous devons aussi nous réapproprier cette histoire, la faire notre à nouveau, comprendre que la haine d’une religion, d’une origine, est une essentialisation et qu’elle déshumanise.

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